Je vis à Joigny

Libre expression d'un citoyen

posté le 24-07-2008 à 18:01:26

La plage

Une petite reflexion qui s'adresse plus particulièrement à vous qui avez la chance d'être au bord de la mer, ou qui vous apprêtez à vous y rendre  .

Il y a, bien sûr  " le soleil et la mer " , comme disait la chanson sirupeuse d'un lointain été ...

Sans doute suffisent-ils  à expliquer le plaisir qu'on y prend . C'est en tout cas ce que " vendent " les agences de voyage .

 

Mais j'ai toujours pensé que la plage nous fascine pour d'autres raisons encore, plus profondes, plus primales et, si j'ose dire, de nature symbolique et philosophique .

 

Tout y est à la fois présent et impalpable : la brûlure du soleil sur la peau, l'eau, le ressac des vagues, qui évoquent la permanence et la fragilité et le sable qui file entre les doigts, comme le temps .

La trilogie " sun,  sea, sand " ( d'autres disent " sex " ) est poétique .

Les quatre éléments de la physique antique, l'air, l'eau, la terre et le feu se donnent rendez-vous sur la plage .

 

Pourquoi le royaume des corps ne serait-il pas aussi celui de l'Idée ?

 

 

 

 

 

 

 

 


 
 
posté le 23-07-2008 à 17:14:53

Un Adjoint émule d' Auberger ...et de Sarkozy.

Un jeune homme, apparemment capable, est actuellement Adjoint au Maire chargé des Finances,  de la Culture ainsi que Président de la Communauté de Communes de Joigny . 

Il se nomme Nicolas Soret .

Une grande ambition, de la suite dans les idées et, à l'évidence, un plan de carrière.

On se croirait revenu 32 ans en arrière, lorsqu'un certain Philippe Auberger arrivait à Joigny...

 

La comparaison ne s'arrête pas là .

 

Comme le Maire sortant, cet élu affiche la plus grande perplexité à l'égard de ceux qui, comme moi ( mais je ne suis pas seul dans ce cas ), font passer leurs convictions avant leur plan de carrière et qui, pour cette raison, sont souvent dans l'opposition.

Il appartient à cette catégorie d'hommes politiques qui n'envisagent pas de ne pas exercer le " pouvoir " : à trois reprises depuis le mois de mars, il a ironisé, en séance publique, sur ma position d'opposant  .

 

Je le lui pardonne bien volontiers .  Défaut de jeunesse que l'expérience de la vie et la connaissance des êtres corrigeront chez lui, je n'en doute pas : il est intelligent .

Mais je suis plus sévère sur l'incohérence de sa position .

 

En effet, après avoir, avec ses colistiers, prétendu représenter un rempart contre le sarkozysme,( si je puis risquer ce néologisme qui évoque une vilaine maladie ), il montre qu'il est en parfait accord avec la "morale"  politique du Président de la République qui, parlant de François Bayrou, affirme :

" C'est l'homme qui n'a pas compris que le pouvoir n'use que celui qui n'en fait pas partie ".

 

MARIANNE, un des seuls organes de presse encore libre dans notre pays, avec Le CANARD ENCHAINE et CHARLIE-HEBDO, stigmatise cette vision de l'engagement politique dans son  numéro de la mi-juillet en ajoutant :

" Autrement dit, la politique, ce n'est pas fait pour exprimer des convictions, quitte à rester longtemps dans l'opposition " .

 

J'invite M. Soret à méditer cette remarque avisée .   

 

 

 

 

 


Commentaires

 

1. Nicolas SORET  le 24-07-2008 à 11:14:47

Monsieur Thomas, Cher collègue,

Quelques amis internautes m’ont fait part de votre billet récent, dont j’ai directement pu prendre connaissance. Etant le premier concerné, permettez-moi d’y répondre.

Vous êtes relativement dur dans votre approche à mon endroit. Nul ne saura jamais si votre jugement relève du jeu habituel entre un membre de la majorité et un membre de la minorité, ou si cela va au-delà. Et d’ailleurs, peu importe.

Vous me décrivez comme quelqu’un d’ambitieux, qui aurait de la suite dans les idées et aurait dessiné un plan de carrière. Pourquoi dites-vous cela ? Qu’est-ce qui vous permet d’étayer cette position ? Etes-vous en mesure de n’avancer ne serait-ce qu’un seul exemple de déloyauté vis-à-vis de mon équipe qui appuierait votre thèse ?

Par ailleurs, Monsieur, et je suis sur que vous aurez bien du mal à ne pas être de mon avis : pensez-vous sincèrement que lorsque l’on est carriériste, de gauche, encarté au PS, c’est à Joigny que l’on décide de s’engager ? En tout état de cause, Monsieur, quelles étaient réellement, pour la gauche, les chances de l’emporter et pour moi-même de construire un « plan de carrière », comme vous le dites ? Avouez qu’il a quand même fallu que la droite y mette beaucoup de sien pour ouvrir à la gauche les portes de la mairie, sur une ville connue pour être une des plus à droite de Bourgogne, et où Nicolas Sarkozy a fait 58% moins de 12 mois auparavant !

Si je me suis engagé derrière Bernard Moraine aux dernières échéances, à Joigny, c’est parce que c’est la ville que j’habite et pour laquelle j’ai envie d’agir. C’est « juste » cela… comme vous au final, non ? Et comme vous, comme tous les membres de notre équipe, nous nous étions engagés à tenir notre rang quel que soit le scénario : celui ou nous serions relégués dans les rangs de l’opposition et celui où nous serions majoritaires. Avec une préférence évidente pour le second scénario, celui de la victoire.

Pourquoi donc m’affubler de toutes ces arrières pensées ? Est-ce le sort naturel réservé à de toute personne de moins de 30 ans qui déciderait de donner de son temps personnel pour faire avancer l’intérêt général ? Vos propres ouailles, de ma génération, présentes sur votre liste : qu’est-ce qui les a guidées à accepter votre proposition d’engagement ? Oui, j’appartiens à ces jeunes qui considèrent que l’équipe de Messieurs Auberger et Ortega a fait de Joigny une ville morte ! Il n’y a qu’à la comparer à Sens, Auxerre ou même Villeneuve-sur-Yonne. Et oui, j’aimerais réussir, avec Bernard Moraine et l’équipe, à changer cela. Un doux rêve ? On verra bien !

Enfin, Monsieur, ce n’est pas parce que vous n’avez pas été mon enseignant au lycée que je débarquerais à Joigny, comme d’autres en d’autres temps. J’ai grandi, depuis mes 24 premières heures, à 12 km de Joigny, dans le village des Bordes, de l’autre côté de la forêt d’Othe. Je suis allé à l’école maternelle de Kergomard (mon institutrice est d’ailleurs aujourd’hui conseillère municipale), alors que ma mère tenait un commerce à Joigny. Je suis ensuite allé à l’école primaire aux Bordes, puis au collège à Villeneuve-sur-Yonne avant d’intégrer le lycée de Joigny qui était encore le lycée polyvalent régional de Joigny et pas encore le lycée Louis Davier. Comme j’ai arrêté le latin en fin de 3ème, je ne vous ai pas eu comme enseignant. Je connais bien Joigny Monsieur, comme tous les membres de l’équipe à laquelle j’appartiens, contrairement à ce que l’opposition aime sous-entendre.

J’ai du respect pour le rôle d’opposant. Un rôle dans lequel vous êtes, effectivement, notre maître à tous. Ce n’est pas une attaque de la dire, c’est un constat de réalité. Mais, Monsieur, bien qu’à cette époque je ne fus pas encore né, il me semble que c’est vous-même qui avez fait le choix de l’opposition. Il me semble savoir que Monsieur Auberger avait fait de vous un adjoint. Mais que l’attelage n’a pas tenu, pour des raisons que je ne veux d’ailleurs pas connaître.

Je m’amuse donc, et d’autres avec moi, à lire que vous vous transformez sur ces pages en avocat fidèle de Monsieur Auberger. Il semble qu’il faille reconnaître à Monsieur Auberger au-moins cette qualité : ceux avec qui il a rompu, ou même carrément viré, parfois sans élégance aucune, sont toujours, in fine, revenu au bercail. Il y a plusieurs jurisprudences sur la ville, dans des années récentes... Et ce type de comportement, Monsieur, c’est quoi, si ce n’est la volonté de construire « un plan de carrière » ?

D’ailleurs, vous l’avez reconnu, l’équipe de Monsieur Moraine a tenu sa promesse quant à son respect des droits de l’opposition. Vous-même en êtes d’ailleurs un grand gagnant. Si nous avions du vous octroyer, comme le droit coutumier nous y invitait, un espace d’expression proportionnel à votre score électoral, c’est 6% d’une page A4 dont vous auriez du écoper dans chaque Joigny Inci. Et, je suis d’accord avec vous pour dire que cela fait court pour s’exprimer…

Pour terminer, Monsieur Thomas, je fais effectivement partie des gens qui analysent vos propos, vos actes, vos prises de position, comme des témoins de votre appartenance à la « droite » et à ses idées conservatrices. C’est, oui, un jugement de valeur, non pas sur votre personne mais sur votre réflexion. Nous en avons déjà un jour discuté sur le marché, avant les élections. Je veux bien que l’on reprenne cette discussion. Mais il faudra trouver d’autres arguments que votre appartenance au GO qui n’est, selon moi, pas un marqueur de votre adhésion aux valeurs progressistes du camp auquel j’appartiens. Et, sur votre positionnement sur l’échiquier politique, attendons quelques mois, ou quelques années, pour voir avec qui vous construirez vos futures alliances, nous serons alors fixés. Je serai alors déjugé, et je l’admettrai, ou conforté, et j’en reparlerai.

Monsieur Thomas, je vous offre un café en toute cordialité quand vous en aurez le temps ! Nous avons manifestement plusieurs sujets à aborder. Y compris des sujets de fond ! Car il y a bien, si si, un projet culturel ambitieux pour la ville, comme nous l’avions annoncé. Mais je n’ai pas l’habitude d’arriver dans les commissions que je préside sans un minimum d’éléments… gardez patience, ça vient !

A mon tour je vous invite à méditer cette réflexion de Jules Renard qui devrait vous apaiser, en tant qu’opposant : « Il y a des moments où tout réussit. Il ne faut pas s’effrayer. Ca passe ».

Merci de publier sur votre espace d’échange l’intégralité de ce message.

Très cordialement,
Nicolas Soret.

2. FranK THOMAS  le 24-07-2008 à 14:11:35

Vous pouvez constater, Monsieur l'Adjoint, que l'intégralité de votre long commentaire ( bien plus long que le 1/3 de page dont je dispose mensuellement dans le journal municipal ), est paru sur ce site, et ce bien que vous ne m'y ménagiez pas .
Il est en effet regrettable que vous n'ayez pas été mon élève en littérature française ou en latin, cela vous aurait évité de dire des choses non seulement injustes, mais encore fausses à mon propos .
Mes élèves actuels qui les liront s'en amuseront beaucoup, d'ailleurs .
Je ne suis pas insensible à votre plaidoyer pro domo, et je me réjouis qu'il ait donné l'occasion au public de mieux vous connaître, au moment où vous prenez dans notre ville une place aussi importante que soudaine .
Vous vous êtes cependant laissé emporter et avez laissé passer quelques contre-vérité que je vais rectifier .
Tout d'abord, être dans l'opposition ne consiste pas, comme vous l'écrivez à être " relégué ". Ce mot, à lui seul, confirme la teneur de l'article que je vous ai consacré et qui a suscité votre réaction.
Si pour vous l'opposition est une " relégation " vous affirmez par là même que seul le " pouvoir " est, pour un élu, une position normale; chemin faisant, vous montrez que vous n'avez pas bien compris le fonctionnement de la démocratie , et que vous êtes en harmonie avec l'opinion de Sarkozy, dont je parle plus haut .

Mais je me rassure, vous avez un fond de sagesse et de réalisme, comme le montre votre réflexion sur l'inconstance des situations humaines et politiques, qui laisse de grands espoirs de perfectionnement dans ce domaine .

Je serai plus sévère avec la façon dont vous dites que vous prévoyez mon attitude future .
Qu'est ce que ce prétendu " retour au bercail "? ( je note le goût, pour ne pas dire le syndrome des mots comme " bercail " ou " ouailles " qui me paraissent traduire une vision moutonnière des élus qui ne laisse pas de m'inquiéter un peu ).

J'ai été, à sa demande réitérée, Adjoint de M. Auberger de mars 1983 à septembre 1984 . Je vais vous apprendre une chose que je n'ai pas dite jusqu'à ce jour : j'étais alors si peu passionné par l'engagement politique qu'à 36 ans je n'étais pas encore inscrit sur les listes électorales ...
M. Auberger me proposait de m'occuper de la Culture dans cette belle ville de Joigny, alors très vivante ; ce défi inattendu pour moi, et qui me semblait me convenir, comme littéraire et musicien, me plut; je le relevai.
La façon de fonctionner du Maire, pour faire bref, ne me convint pas . Nos routes se sont séparées .

Entre 1984 et 2008 il s'est passé 24 années et 4 élections municipales !
Pensez-vous que dans un quart de siècle et 4 mandatures, je n'aurais pas trouvé l'occasion de " rentrer au bercail ", si telle avait été mon objectif ?

Que va-t-il maintenant se passer ?
Ni vous ni moi ne sommes en mesure de le dire La situation est inédite pour Joigny .
Si l'élection est invalidée, je ferai en sorte que Joigny retrouve une municipalité capable et qui s'appuie sur un électorat majoritaire, ce qui n'est pas le cas, vous le savez, aujourd'hui .
Serai-je ou non candidat ? Je ne puis le dire à l'heure qu'il est .
Si, en revanche, vous allez au bout de votre mandat, je ferai en sorte , car c'est la vision que j'ai du rôle de l'opposition, que les choses se passent au mieux des intérêts des joviniens et de notre communauté, dans le respect des autres et de moi-même .

Vous pouviez, sans dommage pour la portée de vos propos, vous abstenir de rappeler la générosité de votre majorité qui m'accorde plus que "1/6e de page format A4" .
On semble regretter ses bienfaits lorsqu'on les rappelle ...
Vous êtes aussi un peu décevant lorsque vous réduisez mon engagement au Grand Orient de France à une sorte de béquille politique .
Est également indigne de vous la caricature que vous faites de " la gauche " et de " la droite " .
Vous confirmez par là le fait, dont je me doutais, que vous avez sans doute été l'instigateur du tract de campagne où vous présentiez toutes les autres listes comme " sarkozystes ".
Bon coupsur le plan électoral, mais peu estimable .

Tout cela montre, mais je n'en doutais pas, qu'il vous reste encore bien des choses à apprendre, et qu'une conversation autour d'un café ne serait sans doute pas suffisante .

Frank THOMAS

3. Nicolas SORET  le 24-07-2008 à 14:36:01

Monsieur Thomas,

Une petite chose: je suis venu à l'engagement politique par l'engagement associatif. C'est prenant conscience des limites, bien naturelles, du bel et noble engagement associatif que j'ai pris conscience que l'engagement politique permettait, lui, d'agir plus largement et durablement sur les choses, de faire bouger les lignes, de transformer.

Ma réflexion est simple, simpliste direz-vous?: Oui j'avais envie de faire avancer ma commune et servir l'intérêt général. Oui, cela passe notamment par un engagement politique. Oui, pour atteindre cet objectif de transformation du monde qui nous entoure, il vaut mieux être majoritaire que minoritaire, cela donne plus de leviers d'actions.

Donc je ne dis pas que le pouvoir est, en soi, une position "normale" pour un élu (il faudrait d'ailleurs définir la normalité dans ce domaine...), je dis par contre que cette position est plus en adéquation avec l'idéal de celui qui veut agir sur son evironnement. Mais n'est-ce pas la définition de celui-même qui s'engage en politique? N'est-ce pas également votre idéal, que d'être un jour majoritaire à Joigny pour y mettre en oeuvre ce que vous pensez être bon pour les Joviniens?

Je pense être, Monsieur, beaucoup moins borné que la caricature à laquelle vous semblez souhaiter me réduire. Et je n'ai aucun problème à voir dans le camp qui n'est pas le mien les idées qui me semblent bonnes.

Lorsque vous m'avez invité à retravailler ma copie sur l'achat du piano, je l'ai fait. Sans balayer d'un revers de manche cette demande, au motif qu'elle émanait de la minorité. Les conclusions de mon enquête ont confirmé ma poposition initiale mais, vous le savez, j'ai pris en compte vos propositions.

Si vos apports aux débats sont dans la ligne de ce que notre majorité estime être bon pour Joigny et ses habitants, nous les considérerons avec l'estime et l'élégance qui reviennent à des propositions faites par un élu du peuple, qu'il soit majoritaire ou minoritaire.

Qu'il me reste des choses à apprendre, je n'en doute pas. Que la vie serait triste sans cela. Et l'on apprend à tout âge, le vôtre comme le mien.

Ok pour deux cafés alors, si un ne vous semble pas suffisant....

NS.

4. Frank THOMAS  le 25-07-2008 à 19:21:04  (site)

Je prérère, de loin, le ton de ce second commentaire.
Je demeure cependant sur une interrogation et un malaise .

Plaisantez-vous ou êtes vous sérieux lorsque vous me qualifiez de " fidèle avocat de Monsieur Auberger" ?
Ce n'est pas que j'aurais à rougir de prendre sa défense maintenant qu'il n'a plus le pouvoir, après l'avoir combattu du temps de sa " puissance " . Au contraire .
Mais je vous le demande, où vous êtes allé chercher cette cocasserie ?
Est-ce par exemple, dans le fait que je n'aie pas voté le compte administratif 2007, le dernier de sa mandature ?
Ou dans la comparaison que je fais entre son ambition de 1977 et la vôtre actuelle ?

Décidément vous voulez à toute force que je sois " de droite " . C'est un peu inquiétant cette manie de classification linéenne, et pour tout vous dire, cela me fait un peu froid dans le dos .
Tous les malheurs,à toutes les époques, sont venus de personnes qui étaient certaines de détenir la vraie croix, la vraie foi, la vérité politique ou morale et qui, en fonction de leurs certitudes, ont voulu classer les autres sur une échelle graduée selon leurs critères du vrai et du faux, du bien et du mal .
Ces personnes là sont totalitaires c'est à dire " de droite ".
Faites moi la joie de pouvoir penser que vous n'en faites pas partie, sinon nous ne boirons jamais un verre ensemble .

5. jovinien  le 28-07-2008 à 11:21:44

Franck,
En t'appuyant sur des querelles internes au parti socialistes tu vas droit dans le mur. Le Parti socialiste a toujours lutté pour le pouvoir en place,une fois celui-ci
conquit il ne sait quoi en faire.Cela en va à Joigny comme en France.Nous en avons un exemple à Joigny mais aussi à Sens où le PRG est plus qu'hésitant sur l'implantation de grandes surfaces,vis à vis du commerce de proximité. Et les problèmes ne s'arrêtent pas là malheureusement.

 
 
 
posté le 23-07-2008 à 14:34:31

Albert CAMUS Le mythe de Sisyphe 1942

Le destin est une affaire d'hommes,

qui doit être réglée entre les hommes .

 


 
 
posté le 23-07-2008 à 14:28:30

Bravo et merci !

Ce blog, " Je vis à Joigny ", a maintenant un peu plus de deux mois .

Dès sa création, il a rencontré un public avide d'information, d'explications et de dialogue vrai et non censuré.

 

Je tiens d'abord à remercier toutes celles et tous ceux qui prennent sur leur temps, qu'ils travaillent, qu'ils soient à la retraite ou encore en congé, pour lire, rectifier, commenter ou discuter ce que j'y mets, c'est à dire, sans mensonge ni tabou, le meilleur de moi-même .

 

Sur les 7132 sites du groupement " Vefblog " dont il fait partie, " Je vis à Joigny " est classé depuis déjà 15 jours parmi les 100 premiers, avec plus de 8OO visiteurs par mois, et en croissance régulière .

 

Je n'en tire aucune fierté personnelle. Il y a longtemps que j'ai jeté aux orties ce genre de vanité . Vous reconnaîtrez cependant avec moi que c'est un beau succès pour un site ancré sur un petit territoire . 

 Je me réjouis que les joviniennes et les joviniens et, au delà, des citoyens en général, cherchent à diversifier leurs sources et à exercer pleinement leur droit d'investigation et de proposition

 

La " gauche " qui dirige la ville de Joigny depuis 4 mois,  a entériné les acquis, auxquels j'ai largement participé, en matière de droit d'expression pour la " minorité " ( droit dont profitent d'ailleurs ceux-là même qui y étaient opposés dans un passé récent ...), et je l'en félicite .

En revanche, je ne la félicite pas pour l'usage de propagande qu'elle continue de faire de " Joigny-infos " qui tourne au fameux concours " Ma Trombine Partout " du Canard Enchaîné . 

Globalement, je ne pense pas que la nouvelle municipalité soit  à la hauteur des défis terribles que notre Commune va avoir à affronter dans les années qui viennent .

Je considère qu'elle doit écouter avec d'autant plus d'attention  la voix des 68% d'électeurs qui n'ont pas voté pour elle .

Pour autant je n'ai,moi, aucun a priori , je soutiens ce que je pense bon pour Joigny, j'essaye d'infléchir ce qui me semble digne d'être amélioré et je rejette, en homme libre comme je l'ai toujours été, ce qui me paraît néfaste .

 

"Je vis à Joigny ", vous vous en êtes aperçu et vous semblez l'apprécier, ne se cantonne cependant pas à la vie municipale locale pour la simple et évidente raison que, pour plagier Molière :

"Pour être un élu, je n'en suis pas moins homme"

Je veux dire que l'on n'est pas élu, professeur, miltant associatif, peintre du dimanche, amateur d'oiseaux, musicien, etc...

On est tout cela en même temps, chacune de ces facettes soutenant et enrichissant les autres .

 

Je suis bien conscient que le mélange des genres désoriente certains d'entre vous qui croient aimer, simplement parce qu'ils y sont habitués, les simplifications .

 

Quant à moi, je les déteste et les fuis comme la peste, tout comme je déteste et fuis les étiquettes politiques, religieuses, philosophiques, sexuelles, esthétiques, ou de quelque nature que ce soit.

Peut-être est-ce cette ouverture et ce refus des classifications et des chapelles dans lesquelles les esprits étroits trouvent leur réconfort, qui explique le trouble de certains et le succès de ce site.

 

Pour finir, je vous invite tous, non seulement à lire, mais surtout à réagir .

Montrez par votre participation que vous n'êtes pas, comme trop de nos contemporains, des consommateurs passifs, mais des citoyens . 

 



 

 

 

 

 

 


Commentaires

 

1. P.T.N.  le 24-07-2008 à 02:36:42

CONTINUEZ. CONTINUEZ. CONTINUEZ.

2. jovinien  le 28-07-2008 à 11:30:37

Si j'ai bien compris tu te positionnes comme l'homme miracle du renouveau jovinien? Mais les Français ont déjà donné. Il te faudra beaucoup donner encore avant de convaincre les électeurs de bases. Un peu moins dans l'électorat de gauche socialiste,enseignant, qui t'a côtoyé dans tes fonctions de Professeur ou d'animateur de l'Université pour tous de Joigny.

 
 
 
posté le 23-07-2008 à 00:14:21

Grand Tibet et vaste Chine

Alexandra DAVID-NEEL est une femme fascinante .

 

Entre 1918 et 1937 elle a effectué plusieurs périples à pied à travers le Tibet et la Chine, confrontée à des situations terribles, traversant des péripéties extrêmement dangereuses qu'elle raconte avec lucidité, détachement et humour dans un livre merveilleux à emporter en vacances.

On est loin des fausses aventures et des " tours operators " !

 

Mais surtout la lecture des cinq récits regroupés dans la collection " volumes " chez Plon, sous le titre Grand Tibet et vaste Chine , paru en 1999, a l'immense intérêt de donner de la Chine et surtout du Tibet une image très éloignée des lieux communs dont la presse nous abreuve .

 

Cette femme originale et libre aime profondément le Tibet, mais ne se fait aucune illusion sur les tibétains dont elle montre la rapacité, à l'occasion , l'étroitesse d'esprit et la naïve superstition, entretenue par des lamas obscurantistes et incultes...

 

Au passage, elle a des fulgurances quasiment prophétiques sur la Chine de demain, c'est à dire celle d'aujourd'hui :

"Je ne suis pas de ceux qui doutent de la Chine, ni des orientaux en général .

Après avoir sommeillé pendant longtemps, leur réveil ne peut être que lent, mais les semences de sagesse déposées il y a des siècles en leur pays, sont appelées à germer quelque jour et, peut-être alors, régénéreront-elles notre triste monde ." ( extrait de Sous des nuées d'orage )


Ne dirait-on pas qu'Alain Peyrefitte, en écrivant bien plus tard Quand la Chine s'éveillera ...s'est inspiré de ce passage ?

 

 


 
 
posté le 22-07-2008 à 13:58:39

Charles PEGUY

Le véritable traître, c'est celui qui vend sa foi, qui vend son âme !

 


 
 
posté le 22-07-2008 à 13:53:05

Une voix...une seule voix !

A trois reprises dans l'Histoire, dont une hier soir, un parlementaire a fait basculer un vote important, même si je ne mets pas la réformette d'hier sur le même plan que les évènements majeurs que je vais rappeler...

 

Lorsque la Convention Nationale, à l'issu du " procès " du Roi Louis XVI ,a voté sur la peine à lui appliquer, la mort ne l'a emporté, on le sait, que d'une seule voix .

Comme son cousin, Philippe d'Orléans, le trop fameux  Philippe Egalité, avait voté la mort de l'accusé ( lui qui, de tous les députés, était sans doute le seul à qui on n'aurait pas pu reprocher de ne pas le faire ), on dit que c'est sa voix qui causa la mise à mort du souverain.

Vilain exemple ; vilain personnage .

 

En 1876, le fameux " amendement Vallon " qui, excusez du peu, installait  la République en France, n'a été voté qu'à une voix de majorité !

Gloire à l'obscur parlementaire qui , par son bulletin, nous a offert cette victoire !

 

Hier, à Versailles, la Constitution de la Cinquième République a été une nouvelle fois modifiée et sur les quelques 9OO parlementaires réunis en Congrès, une seule voix, celle de Jack Lang, a fait passer la réforme .

Coup fumeux ! Mais quelle dérision !

Chaque époque a les héros qu'elle peut ...

 

 Et après cela, après le marchandage des voix des radicaux de gauche, après le triomphe de Tapie qui s'apprête à passer un deal avec Borloo pour arrimer les radicaux des deux rives à Sarkozy, on voudrait que les citoyens respectent la politique ?

 

 

 

 

 


Commentaires

 

1. ptk49  le 22-07-2008 à 16:42:36  (site)

Je crois que Mr Lang va là, où les médias peuvent le faire scintiller ne serait-ce qu'un instant.

2. jovinien  le 28-07-2008 à 11:36:50

Vous me contredirez,mais il me semble que la gauche,depuis très longtemps réclamait l'abrogation du 49-3.Aujourd'hui un pas en avant est fait. Mitterrand s'en est largement servi.Du passé faisons table rase. Il n'en demeure pas moins que tout est bon à prendre en politique qu'en on vient du peuple.

 
 
 
posté le 21-07-2008 à 19:37:46

Le vide...

Les cent premiers jours de la municipalité nouvelle sont largement passés .

On ne voit rien de sérieux venir .

Des projets fumeux, ah ça oui !

" Faire venir du monde à Joigny " .Qui peut être contre ?

" Organiser un festival à thèmes " .pourquoi pas, mais quand, comment, avec quels moyens ?

Un pass-loisir symbolique, quelques avantages électoralistes saupoudrés de façon clientéliste, quelques tartinages inesthétiques de goudron ...

Et un coup de bambou fiscal .

Ces personnes se sont fait élire à la faveur de la division de  la municipalité sortante  et de la promesse prétentieuse d'être un rempart contre les difficultés que Joigny rencontrerait du fait de la politique du Gouvernement et du Président de la République .

 

Quatre mois plus tard ...le vide . 

 

 

 


Commentaires

 

1. jovinien  le 22-07-2008 à 11:19:57

Hélas ,le constat après 100 jours,il faut bien le reconnaître est bien maigre,pour des pseudos-révolutionnaires. On allait voir ce que l'on allait voir,et bien on ne voit pas grand chose venir. Si ce n'est ce que tout le monde constate:L'augmentation des impôts,le manque d'entretien des rues,notamment celles des quartiers excentrés,des rues éclairées tôt le soir et tard le matin en plein été,des extra-municipaux toujours absents de la vie municipale, des adjoints absents aux manifestations populaires,etc...La liste risque de s'allonger avec un brillant représentant de la 'gauche foie-gras",(si ce n'est pas faire un pied de nez aux moins nantis de nos concitoyens alors je n'ai rien compris à la politique).
Selon Gérard DELORME,Dominique ROUYER aurait rejoins vos troupes,pouvez-vous nous en dire plus,merci.Il est vrai que ses ex colistiers n'hésitent pas à se servir du programme qu'il avait élaboré.La gauche est plus que divisée sur le fond,mais le copinage l'emporte sur le reste.

2. Frank THOMAS  le 22-07-2008 à 13:16:52

Le constat de l'action de " l'équipe " en place est en effet pitoyable et l'avenir, avec cette municipalité improvisée et largement incompétente, a de quoi inquiéter.
Vous me demandez par ailleurs si M.Rouyer a rejoint " mes troupes " (curieuse expression en ces temps de démilitarisation...)
Je vous répond clairement : non .
Que M. Delorme, qui ne se console pas de ne plus pouvoir vaticiner dans les colonnes du journal local affirme le contraire, n'y change rien .
La grande chance des " journalistes " c'est qu'un " papier " chasse l'autre et qu'on a rarement la curiosité de relire ce qu'ils ont écrit par le passé.
Si ces choses vous intéressent, prenez le temps de relire ses écrits depuis un an environ, vous serez édifié sur le crédit qu'il faut lui accorder.
Donc, pour en revenir à M. Rouyer , dans un passé récent, il ne m'a pas ménagé.
Depuis, ayant sans doute pris l'exacte mesure des compétences des uns et des autres, il a changé d'attitude, ce qui plaide en faveur de son intelligence .
Je pense que c'est un homme jeune, qui ne manque pas de qualité et qui pourra être un jour, sans doute, utile à Joigny .
C'est la raison pour laquelle j'ai soutenu sa candidature à l'élection cantonale de mars dernier.
Comme Radical de coeur, je suis proche du parti qu'il anime dans l'Yonne .
Nos accointances s'arrêtent là.

 
 
 
posté le 21-07-2008 à 14:10:29

Michel de MONTAIGNE Essais II, 12 ( Apologie de Raimond Sebond )

Quand les bêtes auraient toute la vertu, la science, la sagesse et suffisance Stoïque, ce seraient toujours des bêtes ?

Ni ne seraient comparables à un homme méchant et insensé ?

 


 
 
posté le 21-07-2008 à 13:41:59

La sagesse des bêtes

J'ai mille raisons d'aimer les animaux, tous les animaux, même les moins aimables .

Il y a, bien sûr, leur innocence, leur franchise, leur fidélité, en un mot les vertus que l'on cherche souvent en vain chez les hommes et qui expliquent, à défaut de la justifier, la fameuse déclaration de George- Bernard Shaw :

" Plus je connais les hommes et plus j'aime mon chien ." 

 

Mais ce que je placerais au dessus de tout, la qualité que je trouve la plus éminente et la plus respectable en eux, c'est la sagesse .

 

-  " Vous êtes fou ! La sagesse, la philosophie, est affaire d'hommes . Les bêtes étant dépouvues de raisonnement déductif , de savoir, de culture, toutes qualités qui caractérisent " l'homo sapiens ",  " l'homme sachant", ou " savant ",  " sachant qu'il sait ", ne sauraient être " sages ".l

Je répondrais à ceci que je n'entends pas dire, en affirmant que les bêtes sont " sages ", qu'elles pratiquent sciemment une vertu philosophique .

Je dis, parce que je l'ai maintes fois éprouvé, que les animaux, d'instinct, savent où trouver le bonheur et la sérénité, qui sont le but de toute recherche philosophique .

 

Combien de fois, sur mon lieu de vacances, n'ai-je pas été visité, très timidement d'abord, puis de façon de plus en plus hardie, par une maman chat apportant un à un ses chatons lorsqu'elle s'est assurée d'être tombée dans une bonne maison ?

Ou par un chaton famélique et apeuré qui, en quelques heures, averti par je ne sais quel sens à nous inconnu, s'installe comme chez lui dans la maison qu'il n'osait qu'à peine approcher quelques heures auparavant ?

 

Une fois bien nourri, revigoré, il pourrait partir pour trouver " mieux " ailleurs . Au contraire, il s'installe dans sa nouvelle vie . Il semble qu'il ait trouvé le bonheur idéal lorsqu'il a trouvé le minimum vital . Il est heureux de ce qu'il a, il s'en " contente " au sens fort du mot .

 

Sans le savoir, il a mis en pratique l'un des principaux préceptes des deux sagesses les plus abouties de l'Antiquité Grecque et Romaine : l'Epicurisme et le Stoïcisme .

 

Pour cela, non seulement j'aime les animaux, mais je les respecte .

 

 

 

 

 

 

 


Commentaires

 

1. ptk49  le 21-07-2008 à 17:28:36  (site)

Ce sont les plantes et les animaux, qui ont permis et permettent encore à l'homme d'exister.

 
 
 
 

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